
[Au sein du club libertin Les Chandelles, ce samedi était organisée une soirée privée. Le comité était sciemment restreint ; les amis personnels de Valérie, le "cénacle" et des personnes appréciées. Lorsque nous avons reçu l'invitation début novembre, permission nous avait été octroyée de venir accompagnés d'un couple de notre choix qui devrait bien entendu correspondre en tous points aux attentes particulièrement strictes de la direction ce soir-là. Une simple erreur d'appréciation de notre part et cette confiance serait irrémédiablement bafouée. Dans cet établissement, décevoir c'est prendre le risque de se voir refuser l'accès des plus fastueuses soirées libertines parisiennes ; les rendez-vous secrets. C'est ainsi. Nous étions prévenus.]
(19 décembre 2009 - 21h30) Connivent, Olivier nous fit comprendre que le couple qui était à nos côtés lui seyait. Impossible qu'il en fut autrement. Celui-ci nous fit entrer et après nous avoir présenté les particularités des évènements prévus au cours de la soirée, nous accompagna à notre table. Nos amis resplendissaient, visiblement happés par les belles de nuit et princes charmants qu'ils entraperçurent, des personnes charismatiques vêtues des toutes dernières créations de la "cène" parisienne ; de la haute couture orgasmique alliant esthétisme et raffinement portés à leur paroxysme. Let's rock Baby, la nuit serait douce.
Le chef de rang invita ses dorlotés à faire séant, puis nous présenta les différents mets préparés par le cuisinier en cette soirée du réveillon. Une farandole de saveurs exquises qui nous rappelait nos dîners au Pavillon Élysée ; poilée de foie gras, homard et truffes mis en valeur dans des écrins de toute beauté accompagnés comme il se doit d'un grand cru accordé.Alors que nous discutions ensemble, Valérie, sur la Croisette, monochromatique excentrique au combien désirée, fit une apparition remarquée ; candeur et charme insaisissable de la Diva. Lunettes glacées et talons acérés, l'âme des Chandelles vint tour à tour saluer ses hôtes. Sandrine et Michael eurent ainsi l'opportunité de faire la connaissance, parler même, à cette grande Dame des nuits libertines parisiennes. Nous étions ravis qu'il en soit ainsi. A la table d'à côté, un des convives, écrivain talentueux, requerra audience, Valou nous souhaita alors une excellente soirée. Cet intermède nous conforta dans notre choix. En effet, nous souhaitions avant tout que nos amis au combien profanes et pour qui nous éprouvons une profonde affection, fassent leurs véritables premiers pas dans les meilleures conditions. Ces derniers nous avaient confié deux mois auparavant ce désir ardent de nous revoir. Fait assez rare nous concernant ; nous partagions leurs ressentis en tous points.
Coup de cœur partagé ? Certainement, et surtout cette envie de dépasser un jour toutes considérations libertines ou tout du moins concevoir qu'ils puissent faire partie de notre vie, rencontrer un jour ceux et celles qui font partis de notre cercle intime.
Cette attirance réciproque transpirait. Michael et Lamyss partageaient regards, sourires et attentions qui m'attendrissaient, m'emplissaient de joie. Quant à moi, à mesure que je discutais avec Sandrine, j'éprouvai un sentiment qui m'était totalement inconnu jusqu'alors. Cette envie irrépressible de lui faire l'amour... là, maintenant.
Nos desserts terminés, nous quittâmes le restaurant non sans avoir au passage picoré quelques fraises affriolantes et toujours aussi juteuses... Nous nous arrêtâmes quelques minutes dans le fumoir afin de nous assurer qu'ils géraient parfaitement leurs ressentis (*). Ce fut l'occasion de partager quelques "pattes" de fruits avec diverses personnalités déjantées du milieu de la mode, puis, nous nous engouffrâmes dans l'escalier qui menait à la discothèque. Musique "ibizienne" et bombes anatomiques de toutes parts, nos complices furent abasourdis. Splendeurs d'un club d'exception, Les Chandelles et ses rendez-vous secrets vous souhaitent la bienvenue !
Légèrement enivrés par les nectars précédemment consommés, nous ne tardâmes pas à nous glisser dans le magma de ces corps désirables aux déhanchés hypnotiques. Très vite, on nous servit des whiskys, les premiers de cette série interminable furent "on the rocks".
Ma cavalière se collait à moi ; va-et-vient ; ses fesses divinement sculptées me massaient à m'en faire perdre la raison. A même la piste, mes mains tenant fermement ses hanches, légèrement courbée, Sandrine répondait énergiquement à mes sollicitations. Nous simulions déjà un rapport. Alors que je l'aurai déshabillé, prise à même le sol, elle me susurra un "j'ai envie de toi". De mémoire de Libertango, jamais au grand jamais je n'ai été pris d'une telle frénésie pour une femme autre que la mienne... Lamyss, en fine observatrice, et très excitée de nous voir ainsi fusionner caressait son amant qu'elle désirait tout aussi intensément. Ce ne fut pas qu'un simple baiser, elle l'embrassait langoureusement tandis qu'elle le masturbait. De bouches en bouches, de caresses en caresses, nous nous sommes mélangés accoudés, accrochés au bar. Michael gamahuchait ma femme avec grand talent, le haut de ses cuisses luisaient à la lumière des faisceaux multicolores... Je me rappelle aussi avoir remonté la jupe de Sandrine, écarté délicatement ses délicieuses fesses, ma langue s'insinuant toujours plus profondément en elle. En prétendant appliqué, je la retournai enfin et ma bouche, bien loin d'être rassasiée, gouta pour la première fois ses lèvres ruisselantes. Les barmans quant à eux, amusés et attentifs s'occupaient à chaque instant de notre bien-être en actionnant la machine à bulles... Dès que nous les sentions caresser et rafraichir nos corps, nous sortions de notre transe et l'un d'entre nous faisait signe aux autres que nos verres étaient prêts.Nous étions totalement ailleurs ! Quasiment dévêtus, secoués de pulsions pour le moins animales, sur le point de nous accoupler, il devenait urgent de trouver un lieu plus propice à nos débordements passionnés. Ce que nous fîmes immédiatement. Il nous semble même que nous ayons fini de nous déshabiller sur le chemin qui menait au grand lit...
Enfin nus, libérés, énamourés, nous nous sommes littéralement dévorés. Alors que Lamyss prodiguait une fellation magistrale à Michael, sa femme se tenait à califourchon sur moi et bougeait son bassin sur toute ma longueur. De sa main libre, elle plaqua ma verge sur sa vulve et pendant un instant, un instant seulement, ensorcelés tous deux nous aurions pu commettre... Je déroulai le préservatif que je tenais déjà en main et la pénétrai. Ai-je fermé les yeux ? Peut-être. Elle m'enserrait. La sensation était exquise. Au fur et à mesure que notre rythme s'accélérait, prenait de l'assurance, nous laissions échapper notre satisfaction ; avec cette volonté au plus profond de nos êtres de nous perdre à jamais. Quelques regards en direction de Lamyss et de Michael m'indiquèrent que tout allait pour le mieux. A sa manière de dodeliner de la tête et en regard des jappements qu'elle poussait, je devinai sans peine que ma compagne prenait un plaisir extrême à être défoncée les jambes plaquées à même sa poitrine. J'étais si heureux qu'ils partagent ce moment ensemble ! Bien plus tard, nous nous permîmes chacun une dernière gourmandise, de celles qui restent à jamais gravées dans la mémoire... Ce ne fut pas ces deux femmes à croquer qui essayèrent de nous confisquer une Lamyss épuisée pour un triple F endiablé... mais tout autre chose....(...)
Nous sommes restés dans le club jusqu'à sa fermeture, discutant de cette fabuleuse soirée, de ce que chacun avait ressenti ; des révélations trop intimes pour être dévoilées ici. Ce merveilleux couple nous a fait découvrir une toute autre facette du libertinage, celle que l'on nomme Partage.
Et dire que notre histoire commune ne faisait que commencer ! ;)
Bises libertines.
(*) Libertins débutants et ayant fait leur premier côte à côte en notre compagnie au mois d'octobre, vos diaristes se sont assurés à chaque instant que Sandrine et Michael ne dépassaient pas les limites qu'ils s'autorisaient au fur et à mesure de la nuit.














